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Je m'appelle Rachel Bastien et je suis le webmaster de ce site.

Premièrement, je vous souhaite la bienvenue ainsi qu'une belle et fructueuse visite. Vous trouverez, sur ce site familial, l'arbre généalogique de la famille Cotte-Diamond-Bastien-Ladouceur ainsi que celui de la famille Pelchat-Lafortune-Girouard-Bouthillette (Chenette-Duval).

ATTENTION !!! L'ARBRE GÉNÉALOGIQUE DE LA FAMILLE COTTE-DIAMOND-BASTIEN-LADOUCEUR EST DEVENU UNE VÉRITABLE FORÊT VIERGE (IL Y A MAINTENANT PLUS DE 3,200 NOMS DANS CET ARBRE). DONC, UN NOUVEAU MODE DE FONCTIONNEMENT EST EN VIGUEUR.

LORSQUE VOUS ENTREZ SOUS L'ONGLET "ARBRE GÉNÉALOGIQUE", L'ARBRE APPARAÎT MAIS IL N'Y A QU'UNE PARTIE DE L'ARBRE QUI EST VISIBLE. IL FAUT DONC APPUYER SUR L'ONGLET "PERSONNES" QUI SE TROUVE EN HAUT DE LA PAGE. ENSUITE, IL FAUT TAPER LE NOM QUI VOUS INTÉRESSE. VOUS VERREZ ALORS APPARAÎTRE SUR UN LIGNE LE NOM DE LA PERSONNE POUR LAQUELLE VOUS DÉSIREZ VOIR LES DESCENDANTS ET ASCENDANTS. AU BOUT DE LA LIGNE DE CETTE PERSONNE, VOUS VERREZ UN HYPERLIEN  "VOIR DANS L'ARBRE". CLIQUEZ SUR CET HYPERLIEN ET VOUS RETOURNEREZ DANS L'ARBRE, EXACTEMENT SUR LA FICHE DE CETTE PERSONNE. VOUS POURREZ ALORS, EN CLIQUANT SUR SES ASCENDANTS OU DESCENDANTS, VOUS PROMENER TRANQUILLEMENT.

SI VOUS VOYEZ DES FEUILLES APPARAÎTRE EN HAUT DE LA FICHE, C'EST QU'UNE AUTRE FAMILLE SUBDIVISE CETTE BRANCHE !!!!

De plus, sous l'onglet Photos, vous avez accès à plusieurs albums de photos et albums de documents numérisés.

Si vous avez des commentaires, remarques, informations, documents, photos, etc. qui peuvent contribuer à améliorer ce site, veuillez cliquer here pour me contacter.

Vous trouverez aussi, au bas de la page d'accueil, quelques textes fort intéressants sur les familles Cotte-Diamond-Bastien-Ladouceur ainsi que sur les familles Pelchat-Lafortune-Girouard-Bouthillette (Chenette-Duval).

Vous pouvez aussi accéder directement aux documents en cliquant sur l'onglet "Activités".

J'ai aussi déposé un document sonore que vous retrouverez en cliquant sur l'onglet "Activités" et ensuite sur l'onglet "Liens". J'aimerais remercier André Convers et son fils, Florian, pour nous avoir donné accès à ce document très touchant...


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Oct 19, 2014
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Sep 25, 2014
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Sep 24, 2014
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Genealogy:Toponymie de Saint-Étienne-des-Grès, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:45

Toponymie de Saint-Étienne-des-Grès, Québec, CANADA

Origine et significationCette municipalité de la région trifluvienne, bornée à l'est par le Saint-Maurice et traversée par la rivière Machiche, se situe immédiatement au nord-ouest de Trois-Rivières. Son histoire débute avec la formation, en 1847, du village des Grès, près de la chute du même nom, même si le premier habitant s'installe en ces lieux dès 1771. Les pionniers sont originaires de Sainte-Anne-d'Yamachiche, Rivière-du-Loup (Louiseville), Maskinongé et Saint-Barnabé. Les membres des familles de cet endroit jadis désigné comme le poste des Grès œuvraient dans la scierie de George Baptist (1808-1875), industriel écossais important de l'époque. Avec la fermeture de la scierie en 1883, les lieux furent abandonnés graduellement, puis recouverts d'eau lors de la construction du barrage La Gabelle en 1926. En 1859, une paroisse, située dans le fief Saint-Maurice, était détachée de Notre-Dame-des-Trois-Rivières et érigée canoniquement sous le nom de Saint-Étienne. Quelques mois après, lors de la création de la municipalité de paroisse, on a repris cette appellation en lui adjoignant, comme le bureau de poste créé en 1856, le spécificatif -des-Grès. L'appellation religieuse évoque la concession de la seigneurie Saint-Étienne à Étienne de La Fond par le gouverneur de Lauson, en 1655. Ce fief sera reconcédé en 1684 à la veuve de ce dernier, Marie Boucher. Cette dernière, qui avait épousé La Fond en 1645, était la sœur de Pierre Boucher, qui fut gouverneur de Trois-Rivières. Réunie au Domaine en 1737, cette seigneurie est incorporée à celle de Saint-Maurice quelques mois plus tard. Peut-être le prénom du premier seigneur, dont le patron était le diacre Étienne (mort vers l'an 37), premier martyr du christianisme, a-t-il influencé le choix dénominatif des autorités de l'époque ou encore celui de François-Étienne Cugnet (1688-1751), actionnaire de la compagnie des Forges du Saint-Maurice en 1736. Quant à l'élément Grès, il rappelle que les terrains de cet endroit sont constitués de grès, roche sédimentaire détritique datant de l'ordovicien. Il s'agit en réalité de sable transporté par l'eau puis consolidé en une matière de couleur rouge, verte, grise et surtout brune. Le grès se présente en bancs ou en couches épaisses et ceux de la région sont généralement recouverts de moraines, mais on note d'assez nombreux affleurements. Le grès n'est friable que s'il est exposé à l'air et mal cimenté par la dolomie, car autrement, il s'agit d'une roche très résistante. Déjà, dans les Relations des Jésuites de 1659, on signale un endroit appelé Les Grais sur le Saint-Maurice. La municipalité de la paroisse de Saint-Étienne-des-Grès appartient à la MRC de Maskinongé; auparavant, elle était rattachée à la MRC de Francheville qui a cessé d'exister, le 31 décembre 2001, à la suite de la création de la nouvelle ville de Trois-Rivières.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Saint-Étienne-des-Grès

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de paroisse

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Maskinongé

Municipalité Saint-Étienne-des-Grès (Municipalité de paroisse)

Code géographique de la municipalité 51090

Latitude Nord 46° 26' 00"

Longitude ouest 72° 46' 00"

Carte topographique 1/50 000 31I/07

Carte topographique 1/20 000 31I/07-200-0201

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Genealogy:Toponymie de Durham-Sud, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:44

Toponymie de Durham-Sud, Québec, CANADA

Origine et significationÀ 60 km à l'est de Saint-Hyacinthe et à 18 km à l'ouest de Richmond, immédiatement au sud de L'Avenir, dans la vallée du Saint-François, on retrouve la petite municipalité de Durham-Sud, anciennement dénommée South Durham, tout comme le bureau de poste créé en 1854. Celle-ci provient de la fusion, en 1975, de la municipalité de Durham-Sud et de la municipalité du village du même nom, érigées respectivement en 1865 et en 1918. Le nom de cette entité comme celui des citoyens, les Durhamiens, évoque le canton dans les limites duquel la municipalité a été établie. Proclamé en 1802, il évoque une ville homonyme ou le comté dont elle est le chef-lieu, dans la partie nord de l'Angleterre. Au fil des ans, on a effectué, à tort, un rapprochement avec un personnage particulièrement controversé de l'histoire québécoise, John George Lambton, 1er comte de Durham (1792-1840), ancien gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique (1838) et auteur d'un rapport fort discuté. L'arrivée du chemin de fer St. Lawrence and Atlantic Railroad Co. dont la voie a été construite entre 1849 et 1851 a provoqué le véritable peuplement de la région, quoique des terres aient été octroyées dès 1802 dans le canton de Durham. En 1863, on procède à l'érection canonique de la paroisse de Saint-Fulgence, dont le nom rappelle Fulgence Préfontaine, premier colon en 1854, promoteur de la paroisse, maire de l'endroit de 1865 à 1868 et maître de poste entre 1871 et 1912. L'élevage de chevaux Clydesdale s'y pratique sur une large échelle et assure la renommée de l'endroit à travers tout le Québec, jusqu'aux États-Unis.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Durham-Sud

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Centre-du-Québec

Municipalité régionale de comté (MRC) Drummond

Municipalité Durham-Sud (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 49015

Latitude Nord 45° 40' 00"

Longitude ouest 72° 20' 00"

Carte topographique 1/50 000 31H/09

Carte topographique 1/20 00031H/09-200-0201

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Genealogy:Toponymie de Saint-Hyacinthe, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:42

Toponymie de Saint-Hyacinthe, Québec, CANADA

Origine et significationLa nouvelle ville de Saint-Hyacinthe a été créée le 27 décembre 2001. Elle est issue du regroupement des municipalités des paroisses de Notre-Dame-de-Saint-Hyacinthe, de Sainte-Rosalie, de Saint-Hyacinthe-le-Confesseur et de Saint-Thomas-d'Aquin ainsi que des villes de Saint-Hyacinthe et de Sainte-Rosalie. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Hyacinthe; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. Située presque au cœur de la MRC des Maskoutains en Montérégie, la ville de Saint-Hyacinthe occupe un territoire qui présente l'aspect d'une botte dont la jambe s'insère entre Sainte-Marie-Madeleine, à l'ouest, et Notre-Dame-de-Saint-Hyacinthe, à l'est, à 30 km au nord de Granby et à 64 km à l'est de Montréal. La rivière Yamaska, qui coule en plein centre-ville, délimitait jadis le Grand-Maska (bas de la rivière) et le Petit-Maska (haut de la rivière), site de la future Saint-Hyacinthe. L'histoire maskoutaine commence avec la concession à François-Pierre Rigaud de Vaudreuil, en 1748, de la seigneurie de Maska ou Masca, mot algonquin tiré d'iamaskaw qui a pour sens : où il y a du foin, des joncs. En 1753, cette seigneurie devient la propriété de Jacques-Hyacinthe-Simon Delorme, dit Lapointe (vers 1718-1778) qui lui donne son nom. Ce Delorme avait pour titre «entrepreneur pour les plates-formes, affûts d'artillerie, pour le service du Roi». Peuplé dès 1757, l'endroit comptera la paroisse de Saint-Hyacinthe-le-Confesseur en 1852, précédée et de loin par la construction d'une église en 1780. L'évolution de la municipalité comporte plusieurs étapes dont voici les principales : fondation de la municipalité du village de Saint-Hyacinthe en 1849, qui accède au statut de ville dès l'année suivante; création des municipalités du village de Saint-Joseph et de Douville en 1898 et 1947, lesquelles deviendront villes en 1968 et 1967, tout comme La Providence, créée en 1899 et devenue ville en 1969. Ces villes fusionnent en 1976 pour former l'actuelle Saint-Hyacinthe dont la dénomination en abénaquis actuel, Koasizik, signifie : au petit pin blanc. Victime de trois incendies majeurs en 1854, 1876 et 1903, Saint-Hyacinthe se relève courageusement pour conquérir le titre de Capitale agro-alimentaire du Québec, dans une région agricole regroupant les plus belles terres de la province. Centre commercial et industriel de premier plan (filature, sidérurgie, textiles, orgues Casavant, la plus importante fabrique du Canada), principal centre d'enseignement agricole au Québec, centre de recherche réputé, Saint-Hyacinthe était reconnue anciennement comme la ville la plus française d'Amérique avec ses 98 % de francophones. Enfin, Saint-Hyacinthe a joué un rôle intellectuel et idéologique significatif dont Télesphore-Damien Bouchard, mieux connu comme T.-D. Bouchard, illustre bien l'importance. Né en 1881 à Saint-Hyacinthe, il mènera une fructueuse carrière de journaliste (propriétaire de L'Union en 1903, qui devient Le Clairon de Saint-Hyacinthe en 1912) et d'homme politique (député de la circonscription de Saint-Hyacinthe de 1912 à 1919 et de 1923 à 1949, maire de Saint-Hyacinthe de 1917 à 1930, puis de 1932 à 1949, ministre, etc.). Il meurt en 1962, deux ans après avoir publié ses Mémoires. La porte des Anciens-Maires, érigée en 1927, demeure l'un des attraits principaux de l'endroit.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Saint-Hyacinthe

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Les Maskoutains

Municipalité Saint-Hyacinthe (Ville)

Code géographique de la municipalité 54048

Latitude Nord 45° 37' 00"

Longitude ouest 72° 57' 00"

Carte topographique 1/50 000 31H/10

Carte topographique 1/20 000 31H/10-200-0101

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Genealogy:Toponymie de Saint-Barthélemy, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:41

Toponymie de Saint-Barthélemy, Québec, CANADA

Origine et significationAu sud-ouest de Maskinongé, dans les basses-terres du Saint-Laurent, un décor de plaines et de vallons de forme allongée et presque rectangulaire sert de toile de fond à la municipalité de Saint-Barthélemy, voisine de Saint-Cuthbert et de Saint-Viateur, dans la région de Lanaudière. Ce territoire, qui faisait autrefois partie de la seigneurie Du Sablé – la graphie courante de ce nom étant Dusablé –, concédée en 1739 à Louis-Adrien Dandonneau Du Sablé par le gouverneur Beauharnois et l'intendant Hocquart, portait le nom de Saint-Barthelémy(-de-Dusablé) à compter de 1827, date de la création de la paroisse, et sera retenu pour la municipalité de paroisse créée en 1845 sous l'appellation de Saint-Barthelémi-de-Dusablé et abolie en 1847. Pour le bureau de poste ouvert en 1846, on retiendra la graphie Saint-Barthélémi, légèrement différente de celle de la municipalité de paroisse lors de son rétablissement en 1855, Saint-Barthelémi. Cette erreur d'écriture, qui a pris parfois la forme de Barthelemi, devait être rectifiée en 1983, bien que le bureau de poste ait connu une forme transitoire, Saint-Barthélémy, à compter de 1948. On a voulu rendre hommage à Barthélemy Joliette (1789-1850), industriel responsable de la fondation de la ville de Joliette, dont l'action a considérablement contribué à la croissance de la région. Par le fait même, on rappelait le souvenir de saint Barthélemy ou Bartholomé, l'un des douze disciples de Jésus, mort écorché vif en Arménie suivant la tradition. Selon certains, il s'agirait du Nathanaël de l'Évangile de saint Jean. Les pionniers barthélemiens s'installent sur le territoire vers 1775, en provenance notamment de Maskinongé, Berthier, Saint-Cuthbert et La Visitation-de-l'Île-Dupas. En 1861, l'endroit compte plus de 2 500 habitants. De nos jours, on s'adonne à l'agriculture spécialisée dans la culture des céréales. Côté loisirs, la pêche sur la glace y est pratiquée en hiver et les lieux sont propices à l'observation des milliers de canards sauvages qui, chaque printemps, envahissent les terres environnantes.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1980-12-04

Spécifique Saint-Barthélemy

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de paroisse

Région administrative Lanaudière

Municipalité régionale de comté (MRC) D'Autray

Municipalité Saint-Barthélemy (Municipalité de paroisse)

Code géographique de la municipalité 52055

Latitude Nord 46° 11' 00"

Longitude ouest 73° 08' 00"

Carte topographique 1/50 000 31I/03

Carte topographique 1/20 000 31I/03-200-0201

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Genealogy:Toponymie de Berthierville, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:39

Toponymie de Berthierville, Québec, CANADA

Origine et significationDès 1852, était érigée la municipalité du village de Berthier, située près de Saint-Cuthbert, à l'extrémité ouest du lac Saint-Pierre, sur la rive gauche du Saint-Laurent. En 1865, son statut est transformé en celui de ville et ce, jusqu'en 1942, moment où elle devient Berthierville. Cependant, celle-ci avait été précédée par la municipalité de Berthier-en-Haut, érigée en 1845, abolie en 1847 et rattachée à la municipalité du comté de Berthier. L'usage a longtemps maintenu Berthier, Village de Berthier et Berthier-en-Haut pour identifier l'endroit. La population n'utilise Berthierville que depuis assez récemment. Petite ville en pleine campagne, Berthierville, dont le territoire était dénommé anciennement par les Algonquins Antaïa et par les Abénaquis d'aujourd'hui Palkinek, voit son entourage géographique rehaussé par la présence du fleuve et des îles de Berthier. Berthier a été le site du premier temple protestant érigé au Québec, auquel le nom de James Cuthbert est associé. On doit probablement à la présence d'anglophones protestants l'adjonction du statut de ville dès 1865. Le plus illustre des Berthelais est sans aucun doute le champion coureur automobile Gilles Villeneuve, né en 1950, décédé tragiquement en Belgique en 1982 et dont le souvenir a pris la forme tangible d'un musée et d'une statue de bronze installés dans la ville. Le bois et le textile demeurent les ressources les plus importantes de cette ville où se situe le siège de la MRC de D'Autray.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Berthierville

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Lanaudière

Municipalité régionale de comté (MRC) D'Autray

Municipalité Berthierville (Ville)

Code géographique de la municipalité 52035

Latitude Nord 46° 05' 00"

Longitude ouest 73° 11' 00"

Carte topographique 1/50 000 31I/03

Carte topographique 1/20 000 31I/03-200-0101

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Genealogy:Toponymie de St-Barnabé-Nord, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:38

Toponymie de St-Barnabé-Nord, Québec, CANADA

Origine et significationCette municipalité de paroisse se situe au nord-ouest de Maskinongé, à 10 km à l'ouest de Louiseville, en Mauricie. Borné à l'est par la rivière Maskinongé, le territoire s'inscrit dans la partie sud-ouest de la MRC de Maskinongé et occupe les terres hautes en bor-dure des Laurentides. On peut fixer les débuts de l'histoire administrative justinienne au milieu du XIXe siècle avec l'érection canonique de la paroisse de Saint-Justin, détachée de Saint-Didace et de Saint-Joseph-de-Maskinongé. Toutefois, le territoire primitif, situé dans la seigneurie de Carufel, s'ouvre à la colonisation vers 1720. L'année 1859 marque l'érection civile de la paroisse, la création de la municipalité ainsi que celle du bureau de poste homonymes. Le nom retenu par les autorités religieuses d'alors souligne les mérites de saint Justin (début du IIe siècle-vers 165), philosophe chrétien qui, après une conversion retentissante, laisse une œuvre apologétique importante; ses deux Apologies et son Dialogue avec Tryphon (savant juif) demeurent ses ouvrages les plus connus. Il mourra décapité, victime de sa foi en Dieu. Saint-Justin a été rendue célèbre par les importants travaux du pionnier québécois de la sociologie, Léon Gérin, notamment L'habitant de Saint-Justin. Contribution à la géographie sociale du Canada, travail paru dans les Mémoires de la Société royale du Canada (1898), tiré d'une première version publiée en 1893 dans la revue La Science Sociale (Paris). Maintes fois analysé et évalué, le texte de Gérin constitue un classique de la sociologie québécoise, très riche sur le plan ethnographique.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Saint-Justin

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de paroisse

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Maskinongé

Municipalité Saint-Justin (Municipalité de paroisse)

Code géographique de la municipalité 51045

Latitude Nord 46° 15' 00"

Longitude ouest 73° 05' 00"

Carte topographique 1/50 000 31I/06

Carte topographique 1/20 000 31I/06-200-0101

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Genealogy:Toponymie de St-Justin, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:36

Toponymie de St-Justin, Québec, CANADA

Origine et significationCette municipalité de paroisse se situe au nord-ouest de Maskinongé, à 10 km à l'ouest de Louiseville, en Mauricie. Borné à l'est par la rivière Maskinongé, le territoire s'inscrit dans la partie sud-ouest de la MRC de Maskinongé et occupe les terres hautes en bor-dure des Laurentides. On peut fixer les débuts de l'histoire administrative justinienne au milieu du XIXe siècle avec l'érection canonique de la paroisse de Saint-Justin, détachée de Saint-Didace et de Saint-Joseph-de-Maskinongé. Toutefois, le territoire primitif, situé dans la seigneurie de Carufel, s'ouvre à la colonisation vers 1720. L'année 1859 marque l'érection civile de la paroisse, la création de la municipalité ainsi que celle du bureau de poste homonymes. Le nom retenu par les autorités religieuses d'alors souligne les mérites de saint Justin (début du IIe siècle-vers 165), philosophe chrétien qui, après une conversion retentissante, laisse une œuvre apologétique importante; ses deux Apologies et son Dialogue avec Tryphon (savant juif) demeurent ses ouvrages les plus connus. Il mourra décapité, victime de sa foi en Dieu. Saint-Justin a été rendue célèbre par les importants travaux du pionnier québécois de la sociologie, Léon Gérin, notamment L'habitant de Saint-Justin. Contribution à la géographie sociale du Canada, travail paru dans les Mémoires de la Société royale du Canada (1898), tiré d'une première version publiée en 1893 dans la revue La Science Sociale (Paris). Maintes fois analysé et évalué, le texte de Gérin constitue un classique de la sociologie québécoise, très riche sur le plan ethnographique.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Saint-Justin

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de paroisse

Région administrative Mauricie

Municipalité régionale de comté (MRC) Maskinongé

Municipalité Saint-Justin (Municipalité de paroisse)

Code géographique de la municipalité 51045

Latitude Nord 46° 15' 00"

Longitude ouest 73° 05' 00"

Carte topographique 1/50 000 31I/06

Carte topographique 1/20 000 31I/06-200-0101

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Genealogy:Toponymie de l'Annonciation, Québec, CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 22 2010 11:33

Toponymie de L'Annonciation, Québec, CANADA

« L'Annonciation » n'est plus le nom officiel de ce lieu. Celui-ci s'appelle maintenant « Rivière-Rouge ».

Origine et signification Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 18 décembre 2002. En effet, à cette date, les municipalités des villages de L'Annonciation et de Sainte-Véronique ainsi que les municipalités de La Macaza et de Marchand se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Rivière-Rouge. L'appellation L'Annonciation a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de L'Annonciation. Grand territoire encore peu défriché en certains endroits, couvert de forêts denses et de lacs enchanteurs, cette municipalité se situe au cœur de la vallée de la rivière Rouge, à 150 km au nord-ouest de Montréal, au sud-est de Mont-Laurier dans les Laurentides. Les premiers Annonçois, arrivés sur les lieux vers 1880, provenaient en majorité des paroisses du nord de Montréal (Sainte-Agathe, Sainte-Adèle, Saint-Jérôme, Saint-Jovite, etc.). Toutefois, vers 1860, l'endroit était dénommé Ferme-du-Milieu, car on y avait construit un bâtiment servant au ravitaillement des chantiers isolés, organisés pour l'exploitation forestière et abritant les animaux de ferme et de trait. Le nom s'expliquait en vertu de la position de l'endroit implanté entre la Ferme-d'en-Haut (L'Ascension) et la Ferme-d'en-Bas (Labelle). Lors de l'érection municipale, en 1908, le nom de la paroisse, L'Annonciation, a été retenu pour ce territoire qui occupe le centre de la municipalité du canton de Marchand. Il s'agit d'une fête chrétienne qui souligne le message de l'ange Gabriel à la Vierge Marie, lui révélant le mystère de l'Incarnation. Par ailleurs, cette dénomination s'inscrit dans une thématique divine puisque l'on retrouve les municipalités de L'Ascension au nord et de La Conception au sud dont l'appellation entretient une relation étroite avec la Vierge ou le Christ. Cette dénomination, également retenue pour le bureau de poste établi en 1885, a été choisie par le curé Labelle en septembre 1880, répondant ainsi au désir de monseigneur Joseph-Thomas Duhamel qui lui recommandait, dans une lettre en 1878, de puiser parmi les vocables désignant la Vierge pour baptiser les nouvelles missions. La devise municipale, Annuntio Bonum, j'annonce le bonheur, colle de très près à la signification du nom de la municipalité tout en plaçant le destin annonçois sous de bénéfiques augures. À la fois agricole et touristique, ce village présente également un caractère urbain assez net en raison du rôle de centre de services et commerces qu'il remplit pour toute la vallée de la Rouge.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date de désofficialisation 2003-02-27

Spécifique L'Annonciation

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de village

Région administrative Laurentides

Municipalité régionale de comté (MRC) Antoine-Labelle

Municipalité Rivière-Rouge (Ville)

Code géographique de la municipalité 79037

Latitude Nord 46° 25' 00"

Longitude ouest 74° 52' 00"

Carte topographique 1/50 000 31J/07

Carte topographique 1/20 000 31J/07-200-0201

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Family stories:LES 20 ANS DE MARIE ET MARIUS COTTE AU CANADA
Posted by: Rachel Bastien on Mar 2 2010 09:27

LES 20 ANS DE MARIE ET MARIUS COTTE AU CANADA

Pour cette partie de notre document, je vais me contenter de reprendre intégralement, avec sa permission, les écrits de tante Agnès qui relatent bien la vie de nos grands-parents, de la naissance de tous les enfants, etc. J’y joindrais les photos ! Agnès a écrit cette histoire en 1983.

Agnès commence ainsi son récit

« Photos souvenir d’une vie aux multiples facettes - une vie -celle de Marius Pierre Cotte - une vie jalonnée d’innombrables aventures passionnantes vécues dans la prospérité de 1907 à 1932, à la découverte d’un pays merveilleux - l’Ouest Canadien -suivie d’un retour au pays natal, refuge présumé, après un revers de fortune, avec sa femme et ses neuf enfants. »

Point de départ … L’Allier, en Bourbonnais ...

Le département de l’Allier qui a toujours constitué en totalité, ou en partie, la province du Bourbonnais, présente une diversité fort remarquable dans la nature des terrains. -succession rapide des montagnes -vallées - prairies où serpentent des eaux vives, bois majestueux, terres cultivées, coteaux dépouillés, noirs et arides ... Le sol des plaines est fertile, et les richesses minérales nombreuses : fer, manganèse, houille, granits divers, grès, etc.


Pour arriver au lieu qui nous intéresse, nous nous rapprochons de MAYET DE MONTAGNE et trouvons, situé sur la Besbre le village de SAINT CLÉMENT, où naquit Marius Pierre COTTE, le 10 février 1881. Ce village offre un paysage variable, de prairies et de coteaux.

INTRODUCTION

Marius était l’aîné de 8 enfants. Ses parents, PIERRE COTTE ET ANTONINE BLETTERY, très attaché à la terre. Malgré cela ils ne possédaient pas de biens et on vécu comme « métayers », c’est-à-dire, ils louaient un domaine, qu’ils cultivaient pour une partie du produit. Marius a donc passé son enfance, ainsi que son adolescence, d’un domaine à un autre, dans le canton de Mayet de Montagne. « Le Treilhut » fut le dernier domaine à être exploité par ses parents, son père y étant mort d’une crise cardiaque en 1910 .... Ses études primaires se déroulèrent dans ce canton. Il continua chez les Frères Maristes du Mayet de Montagne, et obtient le Diplôme de Brevet Supérieur (avec l’anglais). Il devint donc Instituteur et enseigna à Saint Pourçain sur Sioule - Allier- et à Beaune. - Côte d’or.

Étant l’aîné de 8 enfants, il était dispensé de son service militaire, mais au moment de son incorporation, la mort d’une de ses sœurs annula cette dispense, et il dut effectuer ses 3 années de service dans un régiment d’Infanterie à Roanne -Loire- Pendant ce temps, il avait également acquis quelques notions de comptabilité.

Avant de poursuivre, j’aurais voulu parler de ses grands-parents paternels et maternels, mais, faute de documents, je ne puis qu’évoquer sa grand-mère Blettery (côté maternel), qui, aux dires de Marius était une bonne vivante, et choyait beaucoup ses petits enfants, surtout Joseph qu’elle affectionnait particulièrement. Elle aurait aimé connaître ses arrière-petits-enfants nés au Canada, mais elle mourut en 1922, sans avoir réalisé son rêve.

Maintenant que nous avons fait connaissance avec les parents et la grand-mère de Marius (et seulement ceux-ci, car Marius ne nous a transmis aucun document au sujet des autres), je vous invite à suivre, avec moi la vie d’aventure qui va commencer !

L’EXODE DE LA FAMILLE COTTE AU CANADA

L’année 1904 fut décisive pour la famille Cotte. En effet, la loi sur la séparation imminente de l’Église et de l’État, en France, obligea les couvents et séminaires à fermer leurs portes ; ce qui entraîna le départ de Joseph Cotte (21 ans et cadet de Marius) du séminaire, où il faisait ses études en vue de devenir prêtre. Il décida de gagner le Canada - pays neuf et plein d’avenir -, mais il ne se contenta pas de se fixer dans le Québec, province de l’Est, qui était déjà peuplée d’immigrants français ! Il poursuivit sa route jusqu’à COWLEY - petite ville de pionniers, en grande partie de souche anglaise - située au sud de l’Alberta, aux pieds des Montagnes Rocheuses, dans l’Ouest du pays.

Face à cette nouvelle situation, Joseph dut « prendre le taureau par les cornes », et apprendre l’anglais tout en travaillant, pour subsister. C’est ainsi qu’il devint éleveur, et se mit à exploiter une ferme, non loin du lieu de son arrivée.

Les difficultés de sa nouvelle vie (langues, coutumes, climat, etc.) ne le rebutèrent nullement et, c’est, sans se lasser qu’il écrivait à son frère aîné -Marius- de venir le rejoindre dans ce pays qu’il venait de découvrir. L’esprit d’aventure eut raison des hésitations de Marius, et, dès 1907, sa décision fut prise. Il abandonna l’enseignement, ses parents et ses amis et partit, à son tour, tenter sa chance « car, se disait-il, je connais l’anglais, donc pas de problème de ce côté-là ».

Au terme d’un long voyage de près de 10000 kilomètres, il trouva, à la gare de COWLEY, un ami anglais de Joseph, qui était venu l’attendre. Celui-ci n’eut pas de mal à le reconnaître, car son élégance vestimentaire (manteau, chapeau, gants, guêtres, etc.), le fit repérer, dès sa descente du train, au milieu d’une poignée de voyageurs. -Le voyage de QUEBEC à COWLEY, effectué par le train, dura 5 jours et 4 nuits ...-.

Après avoir fait connaissance, tant bien que mal, - car les deux hommes n’arrivaient pas à se comprendre !- ils s’en allèrent jusqu’à la ferme de Joseph, en voiture à cheval. Les deux frères se retrouvèrent avec joie, et Marius s’installa, avec l’intention de travailler avec son frère sur la ferme. Mais à la fin de la belle saison, cette même année, Marius eut envie de parcourir le pays, pour son plaisir et pour l’intérêt qu’il portait à la découverte d’un nouveau monde ! C’est ainsi qu’il visita tout le Sud de l’Alberta et de la Colombie Britannique, ainsi que SEATTLE - U.S.A. -. Pendant 2 ans, il exerça tous les métiers (bûcheron, mineur, fermier, plongeur dans les hôtels, serveur, etc.) pour subvenir à ses besoins.

Au bout de ce temps, il estima qu’il fallait qu’il songe à se fixer, car maintenant, il savait que ce pays lui plaisait ! Il retrouva son frère Joseph et s’associa avec lui, pour continuer à exploiter la ferme de ce dernier. Ils élevaient surtout des chevaux et des « bêtes à cornes », et cultivaient du blé. L’année suivante, ils acquirent une batteuse et passèrent d’une ferme à l’autre pour effectuer les « battages » des autres fermiers, à 50 kilomètres à la ronde. Il faut ajouter qu’ils étaient les seuls à posséder ladite machine à battre, dans un rayon de 50 à 60 kilomètres, d’une vaste région vallonnée et sauvage, située dans les environs de COWLEY, et que l’on appelait les « Porcupine Hills », autrement dit : « Les Porc-Épics » ?

Cette nouvelle vie leur convenait si bien, qu’ils envisagèrent de faire venir leur frère Louis, qui voulait tant posséder un cheval. Il avait 15 ans 1/2. Leurs parents avaient encore Marie-Agnès, 13 ans et Paul, 10 ans, avec eux en France. Ernest, 23 ans avait quitté la maison paternelle et faisait ses études chez les Chanoines Réguliers de Marie-Immaculée, pour devenir missionnaire ...

Après plusieurs demandes réitérées, Louis eut la permission de partir rejoindre ses frères. C’était en 1908, et c’est donc seul, qu’il quitta le MAYET DE MONTAGNE, pour aller à Paris où des cousins le reçurent et l’hébergèrent, puis le remirent dans le train pour le Havre. Là, il prit le bateau à destination du Canada. Après une traversée de 8 jours, il débarqua à QUEBEC … et ensuite, prit le train qui le conduisit à COWLEY dans l’ALBERTA, où ses frères l’attendaient. Dès son arrivée, il réclama le cheval qu’on lui avait promis ! « Chose promise, chose due » … et Louis eut son cheval ! Aussitôt, il se mit en devoir d’aider ses frères. Tout alla pour le mieux. Cependant, Louis ne se sentit pas l’âme d’un fermier et préférait réparer les machines agricoles, et conduire le tracteur !

Néanmoins, les 3 frères, acquirent, chacun un « Homestead » - lot de terrain d’un quart de section - offert par le Gouvernement du Canada, à tout immigrant, à condition qu’il le cultive. Au bout de 3 ans, ce terrain leur était définitivement acquis (pas d’impôt pendant ces 3 ans).

Les premières automobiles commençaient à faire leur apparition sur le marché. C’était une aubaine pour ces fermiers, éloignés de tout par des distances inconcevables (COWLEY était, à peu près à une soixantaine de kilomètres de la ferme de Joseph, ainsi que celles de ses frères). Aussi, dès 1909, Marius obtint son permis de conduire après en avoir fait la demande, et en s’acquittant de la somme de 50 cents -c’est-à-dire 1/2 dollar). En effet, le permis était une « licence » que l’on achetait et qui donnait droit au détenteur de conduire une automobile sur les routes de la Province qui délivrait ledit permis. L’acquisition d’une « auto » était indispensable, et le marché fut conclu.

Ensemble, les 3 frères exploitaient leurs fermes, avec succès et s’intégraient, de mieux en mieux dans leur pays d’adoption. Cependant, un ombre survint, à l’horizon, quant ils apprirent la nouvelle de la mort de leur père à l’âge de 54 ans, en mai 1910.

La disparition de leur père provoqua une situation assez complexe pour leur mère qui restait seule, avec deux enfants d’âge scolaire, à élever. De plus, elle ne pouvait plus assurer les travaux de la ferme, sans aide. Marius et ses frères lui conseillèrent de tout liquider et de venir les rejoindre avec Marie-Agnès et Paul. C’est ce qu’elle fit et arriva chez ses fils vers la fin de cette même année. Elle s’installa dans la maison de Joseph, envoya Marie-Agnès à Morinville chez les Sœurs des Filles de Jésus, et Paul, au petit séminaire, à EDMONTON. Tous deux pour apprendre l’anglais et poursuivre leurs études. L’année suivante, en mars 1911, Ernest, à son tour, partit, non pas pour le CANADA, mais pour le PEROU, où il exerça son ministère de missionnaire pendant 35 ans. Il construisit, à LIMA et CALLAO plusieurs Églises, dirigea des paroisses et forma de futurs missionnaires. Il fit un premier voyage en EUROPE en 1926, en passant par le CANADA pour y voir ses parents, puis, un deuxième en FRANCE en 1938. Il mourut à la tâche le 10 mars 1945, d’une congestion cérébrale, à l’âge de 60 ans.

Après cette parenthèse, revenons chez les Cotte, où Marius songe sérieusement à se marier. En effet, il a 30 ans, mais voilà - il a un problème - ...Les Canadiennes n’ont pas ses faveurs ! C’est une française qu’il lui faut ! Il n’est pas embarrassé pour autant et écrit à sa tante Julie -sa marraine- en FRANCE, de lui dénicher l’oiseau rare !!!! Heureuse coïncidence, car la voisine de Tante Julie « Dame Charvon », a une jeune sœur qui répondrait, certainement, à l’élue qu’il cherche !!! Une réponse engageante de Tante Julie décide Marius à se rendre en FRANCE en mai 1912, chez elle, à ARFEUILLES -dans l’Allier- où les présentations furent aussitôt faites. C’est ainsi que Marie Fayet connut son futur époux. La promesse de mariage se fit sans tarder, et 6 semaines après leur première rencontre, ils devinrent mari et femme, devant Dieu et les hommes, et ils eurent beaucoup d’enfants !

Marie avait 23 ans et attendait le Prince Charmant en apprenant à coudre et à broder chez une certaine Demoiselle Métrat, dont elle était la dame de compagnie. Ses deux sœurs, Marie et Jeanne Décoret étaient nées d’un « premier lit ». Leur mère resta veuve assez jeune, et elle dut élever ses 2 filles en travaillant comme garde-malade. A 41 ans, elle se remaria - ses 2 filles avaient 18 et 17 ans - avec Jean Fayet, qui en avait 27 !!!!

UNE NOUVELLE AVENTURE AVEC MARIE ET MARIUS

C’est ici que commence véritablement la grande aventure pour Marie et Marius. En effet, à peine un mois après leur mariage, le nouveau marié se prépara à repartir au Canada avec sa jeune épouse. Cette fois, Marius opta pour les avantages offerts aux immigrants, et c’est en tant que tels, avec sa femme, ils arrivèrent dans le pays qui allait être le leur pendant 25 ans !

Mais avant de débarquer, ils durent signer un acte de naturalisation qui leur donna, de ce fait, une nouvelle nationalité. Celle des « Sujets britanniques ». - Je dois noter ici que ledit acte de naturalisation, n’était pas reconnu par la France, ce qui ne changeait rien pour Marius, quant à ses obligations militaires.

Arrivés à destination après un long voyage rempli de nouveautés et d’imprévus pour Marie, ils s’installèrent dans le « Shack » -cabane en rondins de bois - sur la ferme de Marius. Quelles furent les premières impressions de Marie qui venait d’une petite ville française -ROANNE- pour se trouver, dans une baraque en bois, plantée au milieu d’un terrain immense- baraque isolée et rudimentaire. Une carte écrite par Marie à sa nièce Maria et datée du 21 septembre donnera une réponse à notre question. Comme on le voit, Marius était souvent absent, soit pour faire les « battages » dans les fermes environnantes soit pour faire le « round-up » des chevaux, se trouvant en pacage assez loin, de la ferme. Nous n’avons pas de peine à imaginer Marie aux prises avec le « mal du pays », qui aurait pu la désespérer, si un heureux évènement n’était venu la réconforter. Il faut dire aussi que les plus proches voisins - un couple d’Allemands, immigrés aussi - et installés depuis 2 ans, est venu à sa rescousse, malgré le handicap des langues. Ils sont devenus, par la suite de vrais amis.

L’heureux évènement se manifesta le 20 mai 1913, quand Marie-Agnès vint au monde, et dès lors, Marie retrouva toute sa joie ! Une autre amie, dans la personne de Marianne Diamond était venue la voir, car elle avait appris que des Français de France s’étaient installés dans le coin -elle est devenue, d’ailleurs, sa belle-sœur par la suite -.

Cette vie laborieuse de fermiers improvisés s’écoulait tant bien que mal, et les naissances se succédaient. En effet, Anne-Marie ne se fit pas attendre et naquit le 29 mai 1914. N’oublions pas que Louis pensait aussi à se marier, et avait déjà jeté son dévolu sur Marianne Diamond. Le mariage eut lieu en 1915. Dès l’année suivante, Pierre vint au monde, suivi de Frédéric en 1917. Marie et Marianne firent une bonne paire d’amies, et les rires fusaient plus d’une fois, lors de visites chez l’une ou chez l’autre.

La petite famille de Marius et Marie continuait à s’agrandir. Le 3 octobre 1915, vint une troisième fille, Pauline 1ière, puis le 4 février 1917, arriva Marie-Joséphine. Deux mois après sa naissance, le 17 avril 1917, mourait Pauline 1ière de complication pulmonaire à la suite d’une rougeole. C’est à ce moment-là que Marie sentit l’absence des siens, et son chagrin fut grand et dur à surmonter, malgré la présence de son mari. Mais la vie continuait, et le 13 mars 1918, Pauline 2ième, vint au monde, suivie de Jeanne-Marie, le 29 mai 1919. Toutes ces naissances eurent lieu à l’hôpital de PINCHER-CREEK, sauf pour Anne-Marie qui naquit chez une « métisse », Madame Smith, sage-femme privée, qui l’emmaillota dans un genre de sac en cuir, bien ficelé du haut en bas, exactement comme une petite « papoose ». N’oublions pas un autre détail qui a son importance : c’est que lorsqu’elle allait à l’hôpital, elle eut la chance d’avoir la visite d’un vieux monsieur -un français-, qui lui proposa de faire l’interprète auprès du personnel de l’hôpital, qui ne parlait que l’anglais.

Après avoir passé 6 années sur le « Homestead », Marius dut constater que le « shack » s’avérait trop petit, et les communications avec la ville la plus proche, trop difficiles pour élever une nombreuse famille. Avec Marie, ils décidèrent donc de quitter la ferme, et d’acheter un commerce en ville. Après quelques recherches et plusieurs démarches, Marius trouva un « Grocery Store » (épicerie avec vente de tabac et cigarettes), à PINCHER-CREEK. Une fois toutes les transactions terminées, il déménagèrent, courant 1919, et Marius installa son « Grocery Store », et l’ouvrit assez rapidement.

Ils trouvèrent à se loger dans une petite maison moderne et confortable (rien à voir avec le « shack » des Porcupine Hills !!!), mais qu’ils ne purent occuper plus d’un an. Les propriétaires de cette maison étaient d’origine française et parmi les premiers pionniers à s’installer à PINCHER-CREEK. Il s’agissait de Monsieur et Madame Tim Lebel. Leur nièce, Blanche Ouellette, qu’ils avaient adoptée très jeune devint une grande amie à Marie et à la famille.

Pour Marie, cette nouvelle vie lui fut un changement heureux, cependant, elle restait très occupée avec ses enfants et n’avait guère le temps d’apprécier les avantages que lui offrait la vie, en ville. Elle fit tout de même connaissance de personnes fort agréables et surtout très serviables. Je veux parler, en particulier, d’une certaine Madame Henri Pelletier, femme d’un gros exploitant agricole, qui fut une vraie mère pour elle. En effet, en toutes circonstances, elle venait chez Marie l’aider pendant le temps qu’il fallait. Et que penserez-vous si je vous disais qu’elle avait, elle‑même 15 enfants ????

Voilà donc Marie et Marius installés à PINCHER-CREEK, où le fermier amateur se transforma en commerçant avisé !!! Marie continuait ses tâches de mère de famille, d’autant plus que le 19 mai 1921, naquit la septième fille, Juliette, et le 10 décembre 1922, arriva, enfin, le garçon tant attendu, Paul. Il fallait marquer le coup, et comme le commerce était prospère, Marius proposa à sa femme de faire un voyage en France pour revoir sa mère et ses deux sœurs. Son père, Jean Fayet, était venu la voir à PINCHER-CREEK à deux reprises (la 2ième fois en 1921) mais était mort, en France, peu de temps après.

Après mûre réflexion, ils décidèrent que Marie-Agnès, 10 ans, Anne-Marie, 9 ans et Marie‑Joséphine, 6 ans profiteraient du voyage en France. Quant aux autres, c’est-à-dire Pauline 2ième, 5 ans, Jeanne-Marie, 4 ans, Juliette, 2 ans et Paul, 6 mois, eh, bien, madame Pelletier se ferait un plaisir de les garder avec les siens, sur leur ferme, située à quelques kilomètres de PINCHER-CREEK.

La visite, en France, fut pour Marie un moment de retrouvailles heureuses, et malgré son état (grossesse dont elle s’est aperçue en cours de voyage), elle en profita au maximum. Les 3 filles, par contre, s’ennuyaient passablement, et il leur tardait de revenir à PINCHER-CREEK. Début novembre fut la date retenue pour le départ, et malgré la tristesse que cette nouvelle séparation entrainait, Marie, assez fatiguée par son état, était contente de rentrer chez elle pour y retrouver son mari et ses 4 plus jeunes enfants.

La petite famille, de nouveau réunie, dans l’attente d’un nouvel enfant, reprit le fil de la vie. Le commerce de Marius continuait à prospérer, et petit à petit, il s’était fait des relations agréables et s’était, finalement intégré. Il ne faut pas oublier de signaler que 90 % de sa clientèle se composait de gros exploitants agricoles, qui déjà, vivaient sur le « crédit ». Aussi, les rentrées d’argent n’étaient-elles pas toujours faciles à opérer, et il fallait subvenir à une famille nombreuse. Marie y contribua en confectionnant les robes, manteaux, jupes, etc. de ses enfants.

J’ouvre, ici, une parenthèse, pour faire quelques remarques sur le climat. Celui-ci est continental - hiver très froid, avec beaucoup de neige, de novembre à mai, généralement, et été, chaud mais sec et court. Les maisons sont conçues pour le froid - il y avait donc le chauffage central et l’isolation -. Le sanitaire, aussi, faisait partie d’un logement ordinaire.

Marius s’était habitué au froid, mais Marie en souffrait et appréhendait l’hiver, et eut, de ce fait, beaucoup de difficultés à s’adapter. Et, c’est en hiver, le 4 février 1924 que naquit une autre fille, nommée Céline Marie Elizabeth. Serait-ce la dernière ? Pendant un moment, Marie le crut, mais il n’en était rien. Le 23 juillet 1926, naquit Marie-Hélène Antonine, mais qui s’avéra, cette fois, être la dernière de 10 enfants -9 filles et 1 garçon), dont l’aînée, avait juste 13 ans ... Famille nombreuse, certes, mais où un esprit de solidarité se développa très fortement, d’autant plus que l’aînée devait hériter d’un caractère capable d’assumer des responsabilités, très jeune. C’est ainsi qu’elle put aider Marie, efficacement dans le train-train du lever, du coucher, débarbouillage, etc. Aussi, Marie put-elle se libérer, de temps en temps, pour sortir avec son mari. De cette façon, ils purent assister au « Stampede » de CALGARY -célèbre Rodéo - où se produisaient Indiens et Cowboys. Chaque année, à partir de 1928, au mois de juillet, pendant une semaine, Marie-Agnès avec une de ses amies gardaient le magasin, et Anne-Marie et une amie s’occupaient de la maison. Ils purent, également, se rendre en Colombie Britannique, chez un producteur de pommes, tout en admirant les paysages sauvages et saisissants des Rocheuses, tout au long du trajet.

Il ne faut pas oublier de mentionner les Indiens qui faisaient partie intégrante du pays, quoique relégués sur des territoires bien délimités et nommés : « Réserves ». Ils n’avaient aucun droit civil et ne pouvaient habiter ailleurs que sur ces « réserves ». Il y avait, cependant, quelques missions religieuses - Catholiques et Protestantes - qui s’étaient implantées sur ces « réserves », et, avec l’accord du Gouvernement Provincial, avaient construit des établissements scolaires pour y accueillir les enfants Indiens. Il arrivait que certains de ces enfants poursuivent une scolarité jusqu’à l’âge de 18 ans, pour, ensuite (s’ils le désiraient) se marier et être installés dans une maison en bois (et non un Wigwam), avec un terrain à exploiter. Mais, comme l’Indien est né chasseur et peu enclin au travail, la plupart retournait à la tente, après une expérience d’un ou deux ans. On les autorisait à défiler en costume de parade, le 1er juillet -jour de la fête nationale du Canada -. Marius connaissait 2 chefs Indiens : CROW EAGLE et BIG SWAN, de la tribu des « Blood ». Ils venaient faire leurs provisions chez lui, car ils parlaient anglais, ce qui était rare. À l’heure actuelle, il n’y a plus de véritables Indiens dans l’Ouest -la race s’éteint petit à petit - car ils ont acquis des droits au même titre que les Blancs, et se mélangent, maintenant, aux populations citadines. Il en résulte un abandon des « réserves » et un métissage avec les blancs. La Police Montée (Mounted Police) a joué un grand rôle dans l’établissement de l’ordre et de la justice, mais n’a pas toujours pu éviter les affrontements entre les Indiens et les Blancs.

A mesure que les enfants atteignaient l’âge scolaire -7 ans- ils prenaient le chemin de l’école. PINCHER-CREEK n’était pas une grande ville (2000 à 3000 habitants), mais comme dans toute agglomération de ce pays immense, rien ne laissait à désirer étant donné les distances qui séparaient l’une de l’autre. En effet, on y trouvait tous les éléments qui composaient une ville, à savoir : une mairie, une poste, une église catholique, trois églises protestantes, deux écoles publiques, un poste incendie, une prison, un hôpital, deux hôtels, deux restaurants, deux garages, des boucheries, des épiceries, pâtisseries, drogueries, pharmacies, marchands de tabacs, bijouteries, quincailleries, magasins prêt à porter hommes, femmes, enfants, etc. De quoi satisfaire l’immédiat.

L’anglais était la langue parlée du pays, Marius dut se rendre à l’évidence, et bien qu’il exigeât que ses enfants parlent français à la maison, ils ont eu vite fait d’adopter l’anglais et de le parler comme leur langue maternelle. Marie, aussi, l’avait appris avec ses enfants, de sorte que ces derniers lui parlaient en anglais, et elle répondait en français !!! Elle avait là des bilingues en herbes !!! Ils fréquentèrent donc l’école catholique de PINCHER-CREEK : une école mixte, tenue par des religieuses (Les Filles de Jésus), dont la Maison Mère est toujours à kermaria, près de Vannes, en France. Les écoles publiques étaient, également, mixtes. Marius et Marie s’intéressaient beaucoup aux études de leurs enfants et leur donnèrent même l’occasion d’apprendre la musique, car Marius était musicien et jouait de la flûte. Marie-Agnès choisit le piano et entreprit l’étude de cet instrument, dès ses 8 ans. Marie-Joséphine, ainsi que Pauline 2ième firent de même. Anne-Marie voulut essayer le violon. Parmi ses amis, Marius fit la connaissance de plusieurs français, qui étaient aussi, des mordus de la musique. Il eut donc l’idée de les réunir et de former un petit orchestre. Celui-ci se composait donc d’un clarinettiste, un violoncelliste, une violoniste, un flûtiste (Marius) et une pianiste (Marie-Agnès). Cette petite formation musicale animait des manifestations paroissiales, ou jouait, tout simplement, pour son plaisir. Mais ce n’était pas tout ! La chorale de l’Église étant en difficulté, Marius se proposa pour la remonter et la diriger. C’est ce qui se fit, et sous sa direction cette chorale exécuta des Messes à 4 voix à l’occasion des fêtes de Noël ou de Pâques, et assura les chants aux différents offices à l’Église. On fit même appel à Marie-Agnès pour tenir l’orgue, à l’église, à la suite de la démission de l’organiste titulaire. Elle le fit pendant un an, munie de ses connaissances du piano, et de quelques leçons d’initiation que lui donna son professeur de piano, Monsieur Langdale, ancien organiste de la Cathédrale Saint Paul de Londres.

Toutes ces occupations et de nombreuses autres, firent passer les années dans le contentement et le bien-être. Cependant, de gros nuages noirs obscurcissaient l’horizon, et l’économie du pays commençait à être menacée. Louis, qui avait quitté les Porcupine Hills en 1920, pour aller s’installer dans l’Est du Canada, à l’ANNONCIATION -QUEBEC- écrivait à son frère, en le conseillant de venir au Québec où les affaires allaient tout de même mieux. En effet, le marché du blé, dans l’Ouest, était presque fermé, les fermiers ne trouvaient plus de débouché pour écouler leurs céréales. Ceci créait donc une crise avec répercussions catastrophiques sur tous les commerces, et Marius commençait à en sentir les effets, sérieusement. Il voulut, néanmoins, essayer de conjurer ces difficultés, mais la situation s’empirait, de jour en jour. Marie, de son côté, n’aspirait qu’à retourner en France, car elle n’arrivait pas à s’adapter au froid de l’hiver, pour la bonne raison que voici : elle souffrait d’une insuffisance cardiaque qui devait certainement la gêner, à cette altitude (1000 mètres).

Joseph fut le dernier à quitter la ferme qu’il exploitait avec sa mère. Ils vinrent également à PINCHER-CREEK vers 1922, et s’installèrent dans une petite maison (en ville), derrière laquelle s’étendait un immense terrain, transformé, par la suite, en jardin potager, par Joseph. Grand‑Mère Cotte y vécut jusqu’en 1930, et mourut le 14 janvier de cette même année. Joseph reprit sa vie de célibataire qui devait le mener jusqu’à l’âge de 81 ans. En effet, il mourut en 1964.

Après la mort de Grand-Mère Cotte, Marius et Marie continuèrent à connaître des difficultés de plus en plus grandes. Aussi, envisagèrent-ils, au printemps de chercher une solution, et après avoir pesé le pour et le contre, décidèrent de reprendre la route de la France et de rentrer au pays, après avoir vécu 25 ans (Marius) et 20 ans (Marie) au FAR-WEST.

LE RETOUR AU PAYS NATAL DES PARENTS

Il s’agissait, maintenant de préparer ce retour, disons, définitif. Imaginez une famille de 11 personnes (parents + 9 enfants de 6 à 13 ans), transplantée dans un pays de connaissance, certes, mais où il allait falloir tout recommencer.

Mais la décision était prise, donc plus de regrets, et aussitôt, tout fut mis en œuvre pour assurer le bon déroulement des préparatifs.

En premier lieu, la date du départ fut fixée au 29 juillet 1932. Puis, quels moyens de transport choisir ? Marius n’hésita pas. La « Dodge » familiale servirait bien à conduire la famille, jusqu’au bateau, c’est-à-dire à MONTREAL. Ils en profiteraient pour passer quelques jours chez Louis, à l’ANNONCIATION, distant d’environ 150 kilomètres de Montréal. Ce dernier n’était pas d’accord avec son frère, car, disait-il « parcourir près de 4000 kilomètres en voiture surchargée, était risqué ». Marius, néanmoins n’en tint pas compte, et tout fut préparé pour faire la traversée du Canada (ou presque), en automobile.

On commença par liquider tout ce qui pouvait se vendre (meubles, tapis, etc.), et on entassa, dans de grosses caisses (faites sur mesure), effets personnels, draps et couvertures, lingerie, argenterie, porcelaine (service à thé + assiettes fantaisie), et les crucifix et cadres. En plus, chacun avait la charge de sa valise, qui serait fixée solidement sur l’impériale de la voiture. Les chien, Pissepartout, (notre berger allemand, que j’ai oublié de mentionner, se vit abandonné, mais Joseph eut pitié de lui et le recueillit). Il ne devait cependant pas le garder longtemps, car un dresseur de chiens à traîneaux l’eut vite repéré et aussi vite récupéré !

Et le magasin ? Qu’allait-il devenir ? Eh ! bien, Marius le confia à un ami pour le temps de son absence (un mois), après quoi, il reviendrait, seul, pour finir de liquider son commerce.

Les enfants, surtout les ainées, assistèrent à tous ces préparatifs avec une certaine tristesse. En effet, elles quittaient leur pays et surtout leurs camarades et relations. Aussi, le 29 juillet au matin, vit-il un groupe de voisins et amis, arriver devant la maison, pour souhaiter « bon voyage » à cette famille française, celle de Marius Cotte, qui partait retrouver la terre de ses origines. Inutile de dire que les larmes furent abondantes, au moment du départ, et continuèrent à l’être tout au long de la journée. Cependant, il fallait bien se faire une raison, car, à cette époque, il n’était pas question de contester les décisions des parents. Le voyage se poursuivit donc, bon gré, mal gré, à raison de 6 à 700 kilomètres par jour. Il y avait les « arrêts pipi », bien sûr, et aussi vers les 11 heures, « arrêts provisions ». On prenait le repas de midi sur le pouce, dans la voiture, en roulant. Le soir, il y avait une halte, et on s’arrêtait dans un camping (toujours fort bien aménagé), pour y souper, se baigner et dormir. Le petit déjeuner se prenait aussi en camping, et ensuite, en route, pour une autre journée ! Marius se reposait, de temps en temps, en passant le volant à Marie ou Marie-Agnès, et c’est ainsi qu’ils parcoururent près de 4000 kilomètres, en 8 jours. Vous pourrez suivre leur itinéraire sur la carte, et admirer l’audace et la volonté de Marius et Marie, dans l’entreprise d’une telle expédition ....

Louis vint à la rencontre de son frère à LACHUTE. Il fut rempli d’étonnement en voyant arriver le « chargement » ! Jamais il n’aurait cru possible qu’un voyage semblable puisse se réaliser dans des conditions aussi audacieuses, car, il ne faut pas oublier que la « Dodge », avait conduit la famille à bon port, sans incident mécanique grave !

Les deux familles, celle de Marius et celle de Louis, se retrouvèrent pour faire plus ample connaissance, car étant donné les distances, les visites chez les uns et les autres étaient rares. Aussi, a-t-on profité de ce petit séjour pour découvrir, en plus, LES LAURENTIDES, les promenades dans les forêts, à la recherche d’érables à sucre, la baignade et le canotage au LAC NOMINNINGUE, près du Chalet des cousins. Cette halte chez Louis dura une semaine, à la suite de laquelle, Marius conduisit sa femme et ses enfants à Montréal, où ils embarquèrent, le 12 août 1932, sur « L’Ascania », pour la France.

Marius attendit sur le quai et aussitôt que le paquebot eut disparu, il reprit sa voiture et refit le même chemin en sens inverse, en 3 jours 1/2. Arrivé à PINCHER-CREEK, il finit de liquider son commerce et autres affaires, mais ne réussit pas à « collecter » tout ce qu’on lui devait. Le produit de la vente du magasin et de la voiture, laissait à désirer, car il n’y avait pas d’argent, la crise battait son plein.

Néanmoins, il laissa tout, et à son tour, reprit le chemin de la France (train et bateau), début novembre 1932. Il avait 53 ans, mais n’ayant pas répondu à la mobilisation en 1914, pour rejoindre les combattants en France, sa situation militaire n’était pas en règle, et il était considéré comme insoumis et passible de prison. Heureusement que son beau-frère, Monsieur Marchand, put plaider en sa faveur et lui épargner cette peine.

Entre-temps, Marie et les enfants faisaient route vers la France par un temps idéal et une mer d’huile. Malgré cela, le mal de mer cloua Marie au lit pendant toute la durée du voyage, mais n’indisposa aucun des enfants, qui, de ce fait, purent faire connaissance avec tous les coins et recoins de « L’Ascania ».

L’arrivée au Havre se fit en fin de soirée, ce qui obligea les passagers à rester à bord jusqu’au lendemain matin - et le débarquement eut lieu au cours de cette matinée. Après les formalités à la douane, Marie et sa petite famille s’installèrent dans le train qui attendait les voyageurs pour Paris. Le voyage s’effectua sans histoire, si ce n’est que chacun était plongé dans ses pensées. Les uns de joie et de bonheur, les autres de tristesse et de résignation. Une fois les enfants et les bagages rassemblés devant la Gare Saint Lazare, Marie héla deux taxis pour se rendre chez sa sœur, Jeanne Marchand, à ARCUEIL, dans la banlieue parisienne.

Celle-ci accueillit sa sœur Marie avec ses 9 enfants et les installa dans sa maison, spacieuse, certes, mais quel fouillis !!!Le séjour ne dura qu’une semaine pendant laquelle Tante Jeanne fit faire une visite de Paris, en taxi, à ces petits canadiens, pour qu’ils aient, au moins, un aperçu de cette capitale que l’on dit « la plus belle du monde » ! Mais qu’en pensaient les ainées ? À vrai dire, elles ne voyaient pas grand-chose tant le chagrin d’avoir quitté leur pays natal les avait désorientées. Pourtant, il fallait l’admettre, tant bien que mal et suivre le mouvement.

Donc, au bout de ces 8 jours, les valises à peine défaites se refermèrent, et toute la petite famille, prit le train pour ARFEUILLES, gros bourg au cœur du BOURBONNAIS, où habitait Marie Charvon, sœur ainée de Marie. Cette dernière avait bien consentie à hé

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Genealogy:Histoire des noms de famille
Posted by: Rachel Bastien on Aug 26 2009 14:34
Brève histoire des noms de famille
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