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Biographie de l'ancêtre des Ouellet

 
Jean-Claude Truchon
Jan 24 2009 19:41

René Ouellet l’Ancêtre des familles Ouellet


Le coquet village de Rivière-Ouelle reçut son nom d'un des directeurs de la Compagnie des Cent-Associés, Louis Houel, sieur de Petit-Pré, en France. B. Sulte en conclut avec raison que l'ancêtre Ouellet n'y est pour rien dans l'attribution de ce nom à cette localité.
René Ouellet signait d'une belle main René Houallet. Ce diminutif veut dire petite houe comme houlet. Nous préférerions une corruption de Ouillet signifiant un «oeillet~,. Car personne ne peut dire si l’ancêtre Ouellet est un noble
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devenu roturier ou un roturier devenu noble! La question se pose à la lecture de son contrat de mariage passé le 4 mars 1666, à Québec. Le notaire Romain Becquet a bel et bien écrit que René était fils de François, recepveur général de la province de Poitou », et d'Élisabeth Barré, du bourg de beaupere, evesché de Luçon,. Fait encore plus interrogatif, la fiancée Anne Rivet était veuve de ,Grégoire Hise vivant recepveur de la huictiesme de Bretagne». Le marquis de Trac),, M. le gouverneur de Courcelles et Jean-Paul Maheu sont là pour signer avec de dignes parafes. Le contrat signale aussi la présence de l'’intendant Talon et de la veuve de Louis Daillebout, l'ancien gouverneur. Cependant, Anne Rivet se présente comme protégée du Roi avec des biens apportés à la communauté pour une valeur de 300 livres, dot digne des dames respec-tables.
Ainsi débute la vie de ce couple au passé parental prestigieux, à l’avenir des plus humbles mais des plus
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prometteurs pour des milliers de descendants Ouellet ou Ouellette.
Parisien à Québec
Lorsque le curé de la cathédrale de Québec rédigea l'acte de mariage de « René Hoélet, », le 8 mars 1666, il écrivit que les père et mère de l'époux vivaient à la paroisse St-Jacques du Haut-Pas, archevêché de Paris, et que l'épouse Anne Rivet était originaire de Saint--Gervais, évêché de Sées, en Basse--Normandie. L'abbé Henri de Bernières n'indiqua pas les noms des parents de la mariée. Sont présents à la cérémonie les témoins Martin Boutet, Pierre Soumandre et Mathurin Mauricet.
Il faut reculer jusqu'en 1180 pour découvrir aux portes de Paris un monastère où vivent des moines italiens originaires d'Aitopasso en Toscane, d'où l'appellation française Haut--Pas. Pendant des siècles, ces religieux hospitaliers multiplient les oeuvres de charité. Au temps de l'ancêtre Ouellet, le grand hôpital était devenu le séminaire de l’Oratoire. A partir de 1630, les paroissiens de St--
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Jacques ajoutèrent un nouveau choeur à l'ancienne chapelle. René Ouellet n'a pas vu la façade et le clocher nouveaux construits après son départ en 1675.
En quelle année René Ouellet a-t-il été baptisé? A Paris, le R.P. A. Godbout n’a trouvé qu’un document concernant la famille de notre ancêtre: « 1er juin 1639, par-devant Gaultier et Poureil (?), notaires, Me François Houallet, commis aux cinq grosses fermes de France, et Élisabeth Barré, sa femme demeurant à Paris, rue des Ursulines, paroisse Saint--Landry, se font donation mutuelle au dernier survivant. Les prescriptions légales du temps les auraient dispensé de ce contrat s’ils avaient eu des enfants. René serait né après 1639 et après le déménagement de sa famille à la paroisse Saint-Jacques du Haut-Pas. René fut-il fils unique? Fréquenta t-il l'école pendant plusieurs années? quand s'engagea t-il pour le Canada? Quel bateau le transporta sur nos bords?
Des générations de chercheurs se sont posé ces questions sans obtenir de réponses qui aujourd’hui semblent sortir 4
d'un clair-obscur. Le livre des Armuriers de la Nouvelle-France rapporte le fragment d'un texte du minutier de P. Laurant où est consigné un marché du Père Claude Jean Allouez et René Vallet, à Trois-Rivières, le 26 septembre 1662. René Valet et s’engage alors pour la période d’un an à travailler aux ouvrages de la forge des Jésuites. Rémunération: 150 livres. L'historien Marcel Trudel en conclut qu’il s’agit bien de notre René Valtet ou Ouellet.
Or, ce René Vallet, 24 ans, arquebusier, de Saumur, en Anjou, accepta un engagement à Médard Chouart des Groseillers, général de la flotte des Autaois, demeurant aux Trois-Rivières, le 27 mai 1659. En plus des 75 livres annuelles René recevra le gîte, le manger et le boire de son cousin Christophe Gerbault, soldat. Chouart et Gerbault signèrent l'acte devant le notaire Moreau à La Rochelle. Deux objections, pas insurmontables. René Vallet fait sa marque intelligente devant le Père Allouez, à Trois-Riviéres. René savait signer et très bien. Etait-ce pour ne pas offusquer le notaire qu’il fit sa marque? Celui-ci avait
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peut-être présumé que René ne savait pas signer. A La Rochelle et à Trois-Rivières, pourquoi un V au lieu d'un U? Mystère et boule de gomme!
En conclusion, René Ouellet arriva au Canada. probablement sur le Saint-André, à l'été 1659, pour travailler à Trois-Rivières au service de Médard Chouart, pendant trois ans.
En recherche
L'ancêtre Ouellet entra en douceur dans la petite histoire canadienne. A son mariage, il se présente citoyen de Québec. L’histoire de l’lle d'Orléans croit le découvrir en 1664 ou 1665 vivant sur l’avant-dernière terre de Ste-Famille, entre celles de Pierre Mailloux et de Guillaume Bauehé, presque vis-à-vis Sainte-Anne-de-Beaupré. Le recensement de 1667 rapporte l'existence d'un certain René Oudin. Ce nom ne cacherait-il pas celui de René Ouellet travaillant dans les fermes de Mgr. de Laval, avec Pierre Roberge, Pierre Brulot et Jean Auray? Le 25 avril 1667, René signe comme témoin au contrat de mariage de 6
Mathias Campagna, fermier de Charles Gaultier dit Boisverdun à l’lle d’Orléans.
En l'absence de Mgr de Laval, le 6 février 1673, l'abbé Dudouyst, procureur, parafe officiellement un acte de con-cession à Ouellet. Lisons « ,le nombre de trois arpenz de terre de front, paroisse: Ste-Famille, I.O., « au passage du nord,-. Le propriétaire, écrit le notaire Vachon, pourra
pêcher vis-à-vis sa concession seulement. Des interrogations surgissent: pourquoi le texte du contrat contient-il ces quelques mots inusités: lequel (Mgr de Laval) voulut faire et ratifier et habiter les terres des concessions non habitées»? René avait-il déjà commencé à défricher ce lot depuis plusieurs années, comme le prétendent des auteurs sérieux? Voulait-il posséder un titre pour le revendre? Pourquoi les témoins sont-ils des gars de Beauport, Jean Crête et Nicolas Bélanger? La famille Ouellet vivait-elle à Beauport?
Seize jours plus tard, René Ouellet vend à Robert Coutard la même terre de trois arpents située entre Bauché
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et Mailloux. Le notaire précise: avec ce qu'il y a de terre défrichée une cabane et un hangar». L'acheteur promet verser en deux termes cent livres tournois».
Dès le 13 mars de la même année, Timothée Roussel, chirurgien de Québec, propriétaire d’une terre située entre celles de Germain Lepage et le dit Robert Coustard, propose à Ouellet de la lui louer pour la bagatelle de 20 minots de blé par an! Ce dernier pourra habiter la cabane» mais devra bâtir un hagard de 20 x 15 pieds pour engranger les grains et entretenir les clôtures, etc. Pourquoi ce bail n'a t-il jamais été signé?
Où la famille Ouellet vit elle donc? Le 13 octobre 1674, devant le greffier Rageot, René Ouellet, ( habitant de la seigneurie de Beaupré; loue pour un an une autre ferme de l’Ile appartenant à Pierre Soumandre, taillandier de Québec. C'est la première fois que l'ancêtre devient responsable d'une vache raisonnable de 7 ans et d'une paire de boeufs. Cette ferme de 4 arpents de front, située entre celles de Thomas Rondeau et de Mathieu Côté, à St-
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Pierre, sera prise en location pour 6 ans, en octobre 1677, par Nicolas Goulet.
Départ
S'il y eut une aïeule humble et effacée, ce fut bien Anne Rivet. Elle donna cependant trois fils vigoureux à son mari: Abraham-Joseph, Mathurin-René et Grégoire, tous baptisés à Ste-Famille entre 1667 et 1672. La famille Ouellet vivait donc à cet endroit. Les fils firent souche, le premier en épousant Françoise Lizot et Reine Meneux; le second, Angélique Lebel, fille de l’ancêtre Nicolas; le troisième, Anne Lizot et Madeleine Dubé.
Anne Rivet, après moins de dix ans de mariage, tomba gravement malade et mourut le 5 avril 1675. Deux jours plus tard, elle fut inhumée au cimetière de Château-Richer. Ces deux jours inhabituels entre le décès et l'inhumation signifient-ils qu’il fallût transporter le corps de l’Ile à Château-Richer,. sur le pont de glace? Une question de mauvaise température ou de dégel? Les
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interlignes de la vie de cette famille contiennent plus d’histoire que le texte lui même.
Migration
A l'automne de 1670, François Pollet de la Combe Pocatière, en compagnie de Jean Langlois de Beauport, se rendit à son fief de la Grande-Anse. Après sa mort survenue le 20 mars 1672, sa veuve M.-Anne Juchereau, « pistonnée par le paternel », selon l’historien Gérard Ouellet, obtint de Frontenac, le 29 octobre 1672, la seigneurie de la Grande-Anse ou La Pocatière. En 1674, Jean Migneault, de Beauport, recevait une concession à cet endroit. Les permis de défrichement durent être donnés verbalement. Nicolas Lebel posséda la terre portant le numéro 18.
Après la mort d’Anne Rivet, René Ouellet mit ordre à ses affaires avant de gagner La Pocatière, vers 1677 ou 1678. C'est là que nous le trouvons le 6 février 1679, lors de son mariage avec Thérèse Migneault, fille de Jean, veuve de Nicolas Lebel, mère de 4 enfants. Le 10
missionnaire Pierre Thury bénit leur union dans la maison de Martin Fouquet, devant Nicolas Huot dit St-Laurent et Madeleine, soeur de l'épousée.
René concentra alors ses efforts de défrichement sur la terre de sa nouvelle épouse. La seigneuresse Juchereau devint exigeante pour ses censitaires. En 1683, son mariage avec François d’Auteuil, espèce de « saigneur » n’améliora pas la situation. Plusieurs colons préférèrent se diriger vers la Rivière-Ouelle. Le 15 mars 1680, J.-B,-François Deschamps concède à René Ouellet une terre de 8 arpents de front sur 42 de profondeur. René vivra là pendant 17 années consécutives, Son épouse gardera quand même la propriété de son premier mari à Sainte-Anne.
Le recensement de 1681 affirme que René et Thérèse ont 6 arpents de terre en culture, 7 bêtes à cornes et 1 fusil, Nicolas Huot et Jean Grondin comme voisins. A cette époque, où les enfants du premier lit gagnent-ils leur pitance? L’aîné Abraharn-Joseph avait été confié, parait-il, au foyer de Jacques Meneux, de 11
Saint-Laurent, I.O., où il travaillait comme serviteur. Mathurin-René, 12 ans, est au service de Louis Gagné dit Bellavance, sieur de la Frenaye, à Cap Saint-Ignace; il sera confirmé à cet endroit par Mgr de Laval, le 30 juillet 1681. quant à Grégoire, 11 ans, il demeure chez sa tante Madeleine Migneault, épouse de Noël Pelletier, à la Grande-Anse des Aulnaies.
Disons tout de suite que le nouveau couple René et Thérèse mit au monde 6 rejetons: 2 garçons et 4 filles. Sébastien alla chercher son amante chez les Lizot. François, lui, préféra M.-Anne Bouchard. Angélique-Marguerite épousa Ignace Bérubé, puis J.-B. Pelletier; Françoise, André Mignier dit Lagacé; Marie-Thérèse, Charles Pelletier; Marie-Anne, Charles Boucher. Tous ces mariages eurent lieu à l'église de Rivière-Ouelle, à l'exception peut-être de celui de François parce que l'acte n'est pas inscrit dans le registre.
Orientation
Avec des hommes actifs comme le seigneur Deschamps et Robert Levêque, l'ancêtre Ouellet connut la stabilité à 12
Rivière-Ouelle. Les enfants se marièrent et fondèrent foyer. Les petits Lebel héritèrent de la terre de leur défunt père. Elle était évaluée à 800 livres, c’est-à-dire à 200 livres pour chaque héritier. Angélique Lebel, épouse de Mathurin-René Ouellet, prit une bouchée double en additionnant les droits de son mari avec les siens. René et Thérèse Migneault durent donc procéder à des arrangements spéciaux. Pour les garder près d’eux, ils détachèrent 3 arpents de front de leur ferme de 8 pour établir ce couple composé du fils de René et de la
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fille de Thérèse. Le 3e arpent était un échange avec celui qui revenait à Angélique à La Pocatière. Mais, le 2 octobre 1695, Mâthurin-René vendit ses 3 arpents de terre à Pierre Soucy et alla se fixer à Kamouraska, sur une concession de 5 arpents de front.
Quant à René, dont les talents de fermier n’étaient pas
mirobolants, il fut assez bien criblé de dettes. Un seul exemple: « A la requête de Françoise-Catherine Juchereau, veuve de François-Vianney Pachot, vivant marchand à Québec, assignation de René Hoüellet, de la Grande-Anse, afin qu’il paie 157 livres et 6 sols pour des marchandises vendues et livrées, avec intérêts et dépens » En sus, le généalogiste J.-Eugène Ouellet soutient que le « dénommé Jeanneau se serait prévalu, par ruse, mais légalement, d'une partie de la terre que René Ouellet avait dans la seigneurie de la Bouteillerie «.
René et Thérèse vont-ils déménager encore une fois?
Envol
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En 1690, à Rivière-Ouelle, René Ouellet et ses fils s’unirent aux paroissiens dirigés par leur curé pour em-pêcher les soldats de Phipps de débarquer. Le groupe utilisa avec succès l'épouvantail de la surprise et de la ruse.
René et Thérèse purent jouir de leur âge d’or chez leur fils Abraham-Joseph vivant sur le territoire actuel de St-Roch-des-Aulnaies. Alors qu’il contournait le cap des 80 ans, René décida de rédiger son testament. C'était le 7 août 1721. Etienne Janneau écrit: « Renne Houellet... paroisse Sainte Anne demeurant a présent dans la maison de Joseph... recommande son âme a dieu... et je veux et prétend que un des deux arpents de terre de front sur la profondeur d'un arpent... donne a perpétuité à l'église de Sainte Anne « Cet arpent carré avait appartenu d'abord à Nicolas Lebel et à Thérèse Migneault. René Ouellet décéda l'année suivante et fut inhumé à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le 15 janvier. C'est probablement l'abbé Maurice Imbault, présent à la lecture du testament, qui acquitta les 50 messes promises après le décès de René.
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Thérèse Migneault, le 23 août 1728, demeurant au petit Kamouraska, donnait à son gendre Gabriel Bouchard ce qui lui restait de terre près de l'emplacement de la future église de Sainte-Anne. L'acquéreur versera 180 livres et fera dire 10 messes aux intentions de sa belle-mère après sa mort. Le contrat fut signé dans la maison de François Ouellet. La veuve René Ouellet sera inhumée à Kamouraska, le 5 décembre 1728. Thérèse, baptisée à Québec: par le père Poncet le 15 septembre 1651, avait donc 77 ans révolus lorsqu'elle quitta les siens Lebel et Ouellet.
Les Ouellet se sont répandus en force dans l'Est du Canada et des États-Unis. Ils ont des représentants dans tous les métiers, toutes les professions. Le premier Ouellet à être député s’appelait Édouard (1860-1931). I1 représenta le comté d’Yamaska à l’Assemblée Nationale pendant 18 ans. Le premier prêtre Ouellet, Ls-Chs-Arthur (18241891), un véritable apôtre, vit le jour à Rivière-Ouelle. Anne-Marie Ouellet (1873-1943) fonda les Servantes de N.Dame, Reine du Clergé, en 1929, à
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Lac-au-Saumon. Elle fut générale de sa congrégation pendant 21 ans. La descendance a donné deux évêques à l'Église Canadienne: Mgr André Ouellet, ancien évêque de Mont-Laurier, et Mgr Gilles Ouellet, P.M.E., archevêque de Rimouski. Il y a aussi des médecins, dont le docteur Gilles Ouellet de Rimouski. A ne pas oublier notre grand-père Elzéar Ouellet, qui fut un champion bûcheron, ainsi qu’un père et grand-père formidable.
( Pages suivantes pour article concernant le championnat du meilleur bûcheron )
Petite houe peut remuer la terre d'un grand jardin!
BIBLIOGRAPHIE
Greffe Becquet, 4 mars 1666. Greffe Chambalon, 18 février 1695. Greffe Janneau, 26 décembre 1692; 20 août 1712; 28 juin 1721; 7 août 1721: 23 août 1728. Greffe Lepailleur, 24 mars 1702. Greffe Laurant, 26 septembre 1662. Greffe Rageot, 13 octobre 1674. Greffe Vachon, 6 février 1673; 22 février 1673; 13 mars 1673. Bouchard, Russel, Les Armuriers de la Nouvelle-France ( 1978 ), pp. 136137. Casgrain, Henri-Raymond, Une Paroisse Canadienne au XVIIIe siècle (1912 ), pp. 75-78. Dauzat, Albert, Dictionnaire étymologique des Noms de famille et Prénoms de France ( 1951), p. 332. Dumas, Silvio, Les Filles du Roi en Nouvelle-France ( 1972 ), p. 326. Hudon, Paul-Henri, Rivière-Ouelle de la Bouteillerie ( 1972 ), pp. 14-15. Laberge, Lionel, Histoire du Fief de Lotinville ( 1963 ), p. 274. Lafontaine, André, Recensement annoté de la Nouvelle-France 1681 (1981), p. 196. Ouellet, Gérard. Histoire de Sainte-Anne-de-la-Pocatière ( 1973 ). p. 20
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L’Écho du Bas St-Laurent, 20 avril 1943
Championnat à M. Elzéar Ouellet
La Québec and North Shore Paper a décerné cette semaine à ses meilleurs bûcherons les récompenses qu’elle leur avait promis à la fin des opérations forestières de l’hiver dernier. Le champion bûcheron de Baie-Comeau, l’hiver dernier, fut M. Elzéar Ouellet, de Rimouski. Une montre en or, gravée ``a son nom et portant l’inscription : «champion bûcheron », lui a été remise la semaine dernière, avant son départ pour Rimouski.
Monsieur Edmond Dionne, de Matane, s’est classé deuxième et a reçu une magnifique montre en argent. De nombreux concours ont été tenue dans les camps de la Québec North Shore Paper au cours de l’hiver dernier. un classement séparé des bûcherons se fera dans chaque camp et les trois meilleurs hommes recevront des récompenses. Les noms des gagnants seront proclamés au cours de l’été.
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L’Écho du Bas St-Laurent, 04 avril 1944
M. Elzéar Ouellet est de nouveau champion
Pour la deuxième année M. Elzéar Ouellet de Rimouski, vient de remporter le championnat des bûcherons qui sont à l’emploi de la Québec North Shore Paper à Baie-Comeau. M. Ouellet vient d’être proclamé champion bûcheron de la compagnie pour l’hiver 1942-43. Il détient aussi le championnat pour l’hiver 1941-42 et il espère mériter le même titre pour son travail de la saison qui vient de se terminer. En récompense des succès qu’il vient de remporter pour son travail M. Ouellet a reçu de la Compagnie Québec North Shore Paper par l’entremise du maire de Baie-Comeau M. H.A. Sewel, qui est en même temps gérant des opérations forestières de la Compagnie, une médailles gravée à son nom ainsi qu’une obligation de la Victoire de 100.00$. M. Ouellet a trois fils sous les armes dont un avec le Corps des Forestiers en Angleterre.

 

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